Elections générales de 2021 : Mort programmée du parti CDS Rahama

 Elections générales de 2021 : Mort programmée du parti CDS RahamaLa Convention Démocratique et Sociale (CDS Rahama), de l'ancien ministre Abdou Labo, qu'il a, lui-même, arraché des mains de l'ancien Président de la République Mahamane Ousmane suite à un feuilleton judiciaire, a cessé de faire preuve de vie, depuis des mois, pour des raisons que les observateurs avertis de la scène politique nigérienne, tentent toujours de comprendre. En effet, les responsables et militants de ce parti ne se réunissent et ne communiquent plus, ni dans les médias, encore, moins sur les réseaux sociaux. Tout tourne au ralenti, contrairement aux autres partis politiques qui aspirent accéder à la magistrature suprême. Ce parti, se trouve ce dernier temps dans de conditions critiques, défavorables à une quelconque adhésion et au soutien matériel et financier des partenaires. Le parti est menacé par le ministère en charge de l'organisation des élections générales, de tenir notamment son congrès ordinaire, alors que les caisses du parti sont vides et les partenaires ne sont toujours pas au rendez-vous. Le parti s'est par la suite enfanté des adversaires intolérables tant dans la coalition soutenant le pouvoir en place que dans l'opposition nigérienne. Même dans la coalition dite des non affiliés, se trouvent les ennemis du CDS Rahama. Chacun de son côté ne cesse de lancer au CDS Rahama des bombes difficilement interceptables. Jusqu'ici, certains militants continuent de contester la désignation de l'actuel président à la tête de ce part, qui, avait pourtant fait ses preuves, en conduisant notamment monsieur Mahamane Ousmane, à la tête de l'Etat. Pourtant, son choix avait fait l'unanimité lors du min-congrès organisé pour la circonstance. La contestation a atteint un niveau déplorable au point où certains militants ne s'adressent plus la parole, et ne se lèvent même pas les yeux au service et dans les mosquées. Il est reproché à l'actuel président du CDS Rhama à en croire certains militants contestataires, le laxisme, l'inactvisme et le favoritisme. A tort ou à raison, les militants de ce parti doivent faire preuve d'unité et de solidarité, afin de faire face à la mort programmée de leur formation politique. Mais, le parti CDS, arrivera-t-il à tenir son congrès ordinaire prévu en principe au mois de septembre prochain à Niamey ?

Toute chose, qui va lui permettre de rester dans le délai règlementaire, notamment de la lettre circulaire du ministre Bazoum Mohamed adressée aux différentes formations politiques, ou il les ordonnait de tenir les congrès dans un délai de 90 jours. Faute de quoi, ces partis seront tout simplement suspendus. Ce qui inquiète aujourd'hui certains militants, c'est qu'à quelques jours seulement de ce congrès tant attendu, c'est un silence total qui anime le bureau exécutif national. Même le bureau national du parti est rarement fréquenté à plus forte raison une réunion préparatoire dudit congrès. Les services de communication de ce parti sont en disfonctionnement. Aujourd'hui, des médias en passant par les réseaux sociaux, et en dehors du présent article, plus rien ne fait mention de ce parti unique en son genre. Mais attention, tout n'est pas perdu pour cette formation politique qui a ses racines partout dans le pays et au-delà des frontières. Ceux qui connaissent bien la capacité, l'engagement et la détermination de son président actuel, savent bien que la batille peut-être gagner d'avance. Il suffit que les militants et militantes fassent preuves d'unité, de soumission, d'objectivité et de respect mutuel autour de leur président. Ce qui va permettre au bureau national, de déminer sur le champ, les explosifs que les adversaires plantent de jour comme de nuit au parti vert. Une fois que le président intérimaire arrive à se sentir entouré des hommes et des femmes réellement acquis à la cause du parti, il n'y a pas de doute, le parti vert peut bel et bien renouer à ses beaux vieux temps. Pour l'instant, un simple signe de vie suffit pour prouver à la presse, que cette formation politique existe encore. C'est possible, nous y croyons.

08 septembre 2019
Publié le 26 août 2019
Source : L'Actualité
 

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