Deux congrès du Moden Fa Lumana Africa, est-il possible le 4 août prochain ?

Images d'illustration (2ième congrès ordinaire du MODEN-FA LUMANA AFRICA à Niamey le 7 décembre-2014)Images d'illustration (2ième congrès ordinaire du MODEN-FA LUMANA AFRICA à Niamey le 7 décembre-2014)Le congrès est l’instance suprême du parti qui se tient en session ordinaire tous les 4 ans (article 59 des Statuts du Parti). La date et le lieu restent du domaine de l’organisation pratique des assises qui est dévolue au Bureau Politique National, seul habilité à préparer les assises du Congrès (article 95 des Statuts du Parti).
En violation de ces prescriptions statutaires, le Président par intérim Oumarou Noma avait convoqué, de façon cavalière et intransigeante, le congrès à Dosso en vue de provoquer délibérément une polémique infructueuse au tour de la question sachant que son objectif inavoué était d’assigner notre leader politique S.E Hama Amadou. Apparemment, Noma voudrait juste se saisir de ce faux prétexte pour tromper et mobiliser autour de lui des militants qui transhumeraient avec lui, aux besoins, vers d’autres horizons politiques. Les masques étant tombés avec l’assignation de S.E Hama Amadou devant le tribunal, Dieu merci, les militants démobilisés se sont vite ravisés et dirent, à qui veut l’entendre, qu’ils restent et demeurent à Lumana avec S.E Hama Amadou. C’est sûr que Noma l’avait vécu dans sa chair à l’occasion de son point de presse, du 27 juillet 2019, tombé sous le boycott de l’ensemble des militants Lumana.

Chose surprenante! Personne n’arrive à expliquer l’attitude révoltante de Oumarou Noma vis-à-vis de sa Coordination régionale et du Bureau Politique National lorsque chacun de ces deux organes trouvent, par réalisme, que l’insuffisance des infrastructures d’accueil ne favorise pas l’organisation du congrès à Dosso. Il s’est mis dans une posture intransigeante de polémique et de tiraillement inutiles sachant pourtant que pour la tenue d’un congrès le lieu est d’une importance mineure car ce sont les réalités du terrain qui le déterminent (On se rappelle que le MNSD était contraint d’organiser un congrès en pleine brousse dans ce pays).

Certaines contingences peuvent même faire que le lieu du congrès ne soit pas toujours d’avance connu. Ce qui est certain, le lieu du congrès est l’endroit où les délégués ont pu se réunir pour statuer souverainement conformément aux textes du Parti. Autrement dit, c’est le lieu où le quorum a permis de délibérer à la date du congrès. Au Moden Fa Lumana Africa, les dispositions précisant le quorum notamment celles de l’article 109 du Règlement Intérieur disent que les délibérations du congrès ne sont valables que si plus de la moitié de ses membres sont présents, elles complètent que les décisions du Congrès sont prises à la majorité simple des membres présents.


Dans ces conditions, penser qu’il pourrait avoir un congrès parallèle du Moden Fa Lumana Africa, le 4 août prochain, à Dosso est utopique quand on sait que les délégués des huit Coordinations régionales, de la Coordination de l’Extérieur, des trois Organisations nationales de masse et les députés du parti se sont donné rendez-vous au congrès de Niamey, la même date, après la décision du Bureau Politique National du Parti transférant le lieu du congrès.

Donc, avec quel délégué Oumarou Noma organisera-t-il son congrès de Dosso? Le cas échéant, il se rendra compte objectivement de son vrai poids politique.
Comble de malheur, Noma n’est plus Président de la coordination régionale de Dosso qui l’a débarqué à Birni N’Gaouré, depuis le 13 juillet 2019. N’étant plus Président de coordination régionale, il ne fait plus partie des Vice-présidents du Parti statutairement (Cf. article 96 des Statuts). En outre, sa démission d’office a été constatée, conformément aux articles 161 ; 162 et 163 des Statuts, le vendredi 26 juillet 2019, par le Bureau politique National donc il n’est même plus militant du Moden Fa Lumana Africa.

Par ailleurs, pendant que le Président et les militants de la Coordination régionale de Dosso seront au congrès de Niamey, conformément à la Résolution prise à la Conférence régionale tenue à Birni N’gaouré le 13 juillet 2019, qui s’occupera de l’organisation d’un autre congrès à Dosso ? Pour juger, utilisons le bon sens qui est la chose la mieux partagée d’après Descartes.

Bref, pour l’organisation d’un congrès, il faut tant des ressources humaines que des ressources financières, et pas les moindres, pour supporter les frais logistiques et le transport, l’hébergement, la restauration des délégués. Aujourd’hui à Lumana, combien sont les militants qui pourraient individuellement financer ces charges ? En tout cas, si quelqu’un arrivera à le faire, bien qu’étant esseulé, cela suffit comme preuve irréfutable qu’il est en collusion avec des adversaires politiques, bailleurs de fonds, pour déstabiliser de notre Parti.

Alors, sans ressources humaines et financières comment un congrès parallèle serait-il possible à Dosso?
Je finirai par une autre question qui me taraude l’esprit: pourquoi celui qui revendique la paternité de Lumana voudrait-il le voir disparaître ? Ce qui nous rappelle le jugement de Salomon sur le litige des deux femmes revendiquant chacune la maternité d'un enfant ; pour trancher le litige, le roi avait ordonné de couper l'enfant en deux et de donner la moitié à chaque mère. La vraie mère avait désisté pour que l’enfant vive. Cela avait permis à la cour de savoir à qui appartient l’enfant. Moralité de l’histoire, chercher le vrai père de Lumana ailleurs.
Sereinement,
Issa Kanga, Secrétaire Général du Bureau Politique Provisoire du Moden Fa Lumana Africa (2009-2010)

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