Sommet UA : Issoufou Mahamadou plaide pour des accords pour l’opérationnalisation de la ZLECAF

ULe Président de la République Issoufou Mahamadou a plaidé pour des accords sur les investissements, sur la concurrence et sur la propriété intellectuelle en vue de l’optimisation  des effets positifs de la zone de libre échange continentale africaine lancée ce dimanche à Niamey.
S’exprimant à l’ouverture du 12ème sommet de l’Union africaine à Niamey centré sur cet accord, le chef de l’Etat nigérien, champion de la ZLECAF a insisté sur des accords complémentaires au  protocole déjà signé sur la libéralisation du commerce des marchandises, des services et sur le règlement des différends.
La zone de libre échange continentale africaine qui n’est qu’un des jalons du processus de l’ intégration économique de l’Afrique, ne seront obtenus que le jour où l’union douanière, le marché commun africain et l’union monétaire seront une réalité, a fait observer Issoufou Mahamadou.
Notre visio est  celle  ‘’d’une Afrique intégrée, prospère, pacifique, dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale », a-t-il rappelé.
Cette vision est soutenue par les aspirations des peuples africains à la prospérité fondée sur une croissance inclusive et un développement durable, à l’intégration basée sur les idéaux du panafricanisme et de la renaissance de l’Afrique, à la bonne gouvernance, à l’Etat de droit, à la démocratie, au respect des droits de l’homme, à la justice, à la paix et à la sécurité, à l’affirmation d’une identité culturelle africaine, à l’autonomisation des femmes et des jeunes et enfin à la place que l’Afrique mérite dans le concert des nations.
Cette vision et ces aspirations « permettent de définir l’Afrique que nous voulons en 2063. Pour arriver à cette Afrique, nous avons convenu de mettre en œuvre des plans décennaux que dont le premier est le plan décennal 2013-2023 », a  indiqué le Président de la République.


La zone de libre échange continentale africaine, un des objectifs de ce premier plan, est désormais un acquis, obtenu à mi parcours de son exécution. En plus de la zone de la libre échange continentale africaine, ce premier plan décennal a prévu  11 autres projets phares, le projet de réseau intégré de train à grande vitesse, le projet de l’Université virtuelle africaine, la stratégie africaine des matières premières, le forum africain annuel, le projet d’espace aérien unique en Afrique, le projet de passeport africain  et la libre circulation des personnes et des biens, le projet des institutions financières continentales, le projet du Grand barrage d’Inga, le projet du réseau routier panafricain, le projet de faire taire les armes d’ici à 2020, le projet relatif à l’espace.
Comme on le constate, « les infrastructures occupent une place de choix  sur la liste de ces projets phares conformément aux objectifs  plan  du développement des infrastructures en Afrique BIDA ».
« Sans infrastructures routières, routières, portuaires, aéroportuaires, énergétiques et de télécommunication, la zone de libre échange continentale sera une coquille vide »,  a noté le Chef de l’Etat.

‘’Un an et trois mois  après ma désignation comme Président, 44 Etats signèrent le 20 mars dernier 2018 à Kigali, l’accord portant sur la libéralisation du commerce des marchandises et de ses biens, ainsi que sur le règlement des différends.
Aujourd’hui 54 Etats sont signataires de cet accord qui est entré en vigueur depuis le 30 mai après que 25 Etats l’aient ratifié.’’, a relaté le président Issoufou, notant que cette entrée en vigueur de la zone de libre échange continentale africaine est la plus rapide de toute l’histoire de cette organisation.
Cela prouve que s’il en est besoin, « l’intérêt que nos peuples et nos Etats attachent à l’accroissement des échanges inter africains. Il en est ainsi parce que nos peuples et nos Etats en connaissent l’avantage. Il en est ainsi parce que la zone de libre échange continentale africaine est une forte contribution à sortir des 84.000 kilomètres de frontières héritées  de la colonisation » , a indiqué Issoufou Mahamadou.
Elle permet d’en sortir non pas en redessinant les frontières actuelles, « mais en sortant par le haut, par l’intégration, en éliminant progressivement les droits de douane sur le commerce intra africain, et offre avec un marché de 1,2 milliards de consommateurs aujourd’hui, et 2,5 milliards en 2025, des possibilités commerciales immenses, notamment pour les entreprises africaines » a ajouté le Chef de l’Etat.
Il a par ailleurs indiqué qu’il en est de même si « nous ne mettons pas en œuvre le plan du développement industriel de l’Afrique car pour l’instant l’Afrique est malheureusement pauvre de ses matières premières et elle n’en sera riche que le jour où elle sera capable de les transformer en vue de contrôler le maximum de maillons des chaînes de valeur ».
L’Afrique a aussi les terres arables capables de nourrir l’Afrique, c’est l’objectif du plan de développement agricole de l’Afrique.
La zone de libre échange continentale africaine n’est donc pas un programme isolé, elle forme avec les autres plans et programmes de l’Union africaine un tout cohérent  dans la perspective de renforcer l’intégration régionale et atteindre les objectifs de l’agenda 2063.
La réalisation de tous ces plans et programmes « permettra d’élever le niveau des exportations intra africaines estimées à moins de 15% de l’ensemble des exportations africaines alors que les exportations intra européennes, intra asiatiques (Asie en voie de  développement) et intra latino-américaines) représentent respectivement 70%, 50% et 21% » , selon des projections.
Le sommet de Niamey marque l’opérationnalisation  de cet  accord qui favorise l’émergence d’un marché de plus 1,2 milliards de consommateurs avec  un PIB de plus 3000 milliards de dollars.
Cet accord est l’un des projets phares de l’agenda 2063 de l’UA.
SML/CA/ANP-0063 Juillet 2019

07 juillet 2019 
Source : http://www.anp.ne/

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