Motion de censure : Les leçons d’un débat

 Motion de censure : Les leçons d’un débatL’Opposition nigérienne, sans qu’on ne s’y attende, a déposé une motion de censure contre le gouvernement de Brigi Rafini, se débrouillant à avoir le nombre de signatures nécessaire pour exercer un tel droit constitutionnel. La motion a été débattue le jeudi 27 juin 2019 à l’hémicycle sous la présidence du président de l’Institution. Jamais une motion n’a pris autant de temps, amenant les députés jusqu’au coeur de la nuit, prenant fin, dans les profondeurs de la nuit angoissée, un peu après 3 heures du matin. On a eu chaud comme dirait l’autre. Le dépôt de cette motion a d’autant plus surpris que personne, dans les rangs du pouvoir, n’avait imaginé que l’opposition a dessein minorée à la suite d’élections bancales contestées de l’intérieur même du pouvoir après la proclamation des résultats en 2016, pour justement rendre impossible le recours à un tel instrument constitutionnel que le législateur a mis à la disposition des députés pour renverser un gouvernement chaque fois qu’ils se rendront compte des déviations graves de sa gouvernance, pouvait en avoir le recours. L’on sait qu’à la suite des dernières élections législatives, certains leaders de la mouvance les avaient qualifiées de scandaleuses, de pires même de notre ère démocratique, avant de se raviser lorsque certainement, de l’intérieur du système, on les aurait « travaillés » pour les obliger à se taire et à cautionner la bavure électorale, le hold-up électoral qui a révélé l’ingénierie du PNDS en matière de fraude électorale. Et l’on se demande quand même, comment donc cette opposition a pu avoir les signatures nécessaires pour être capable, légalement, de déposer ce papier qui a dans le contexte que l’on sait, fait trop peur.

Se faufiler à travers les malaises

Des malaises traversent le pouvoir et surtout le PNDS dont on dit qu’il ne peut survivre à ses dissensions, aux graves convulsions qui le démangent. Ils sont nombreux les militants ou les alliés à ne pas s’y sentir bien et l’on sait qu’ils sont nombreux aussi à ne plus tenir, prêts à exploser, à râler pour exprimer leur ras-le-bol, leurs colères profondes, depuis des mois qu’ils les ruminent, et traduire ainsi leur ressentiment face à une gouvernance faite d’ostracisme et d’iniquité. C’est au travers de ces malaises certainement que l’opposition a passé pour négocier l’entente, pour le salut d’un Niger qui n’a jamais vécu des moments aussi incertains, afin de faire corps, pour donner aux députés nationaux, la chance de démettre un gouvernement à travers lequel les Nigériens ne se reconnaissent plus.

Etat des lieux…

La motion de censure ne manque pas de fondement, de raisons objectives qui la justifient. Celle-ci avait d’ailleurs brossé un tableau très sombre du Niger sous la Renaissance des camarades. Il n’y a pas un seul Nigérien qui n’ait pas été sensible à la situation du pays que l’on y décrivait dans une salle surprise de l’audace des griefs portés contre le régime, salle qui écoutait religieusement le réquisitoire contre le système Guri, traversée de frayeurs et d’émotion. Comment ne pas être frappé par l’attention avec laquelle tous les députés, toute tendance confondue, écoutaient la lecture du texte, reconnaissant chacun dans son for intérieur, même lorsqu’on est de la majorité, la vérité des accusations graves débitées contre le gouvernement de Brigi Rafini. Il y a entre autres griefs la mauvaise gestion économique avec ses nombreux scandales, marqués souvent de faits de corruption, des choix peu pertinents comme ces rails abandonnés qui ne serviront jamais, l’injustice, la mise sous coupe de toutes les institutions de la république, la non-tenue d’élections à date, l’abandon de l’école et des centres de santé, la caporalisation des médias d’Etat, l’insécurité grandissante, la gestion sectaire du pays, le refus du dialogue, la dilapidation des deniers publics… La liste est longue. Les péchés sont nombreux mais il n’est pas évident que par un tel exercice il soit possible de les expier quand on sait que les Renaissants ne sont pas capables d’humilité pour comprendre la pertinence des accusations formulées à leur encontre pour les aider à redresser la barre encore qu’il est temps.

Une motion qui gêne…

L’opposition n’a fait qu’exercer un droit constitutionnel, du reste souhaité par les Nigériens dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale, la deuxième fois, depuis que gouvernent les socialistes. L’acte est bien normal même lorsque, tout en reconnaissant son bien fondé, du moins sa base légale, quelques députés quelque peu indignés et peu lucides, n’y voient qu’un moyen de discréditer le régime à l’approche de la tenue du sommet de l’UA 2019. Pourtant il n’en est rien, une motion de censure, se pose toujours en un moment crucial, à défaut d’être votée, comme c’est le cas de celle-ci, au moins de servir de moyen à se faire entendre, et ici en se servant des médias d’Etat exclusivement employés à la propagande du régime, pour faire entendre la voix d’une opposition étouffée et muselée par la censure qui la frappe sur les médias d’Etat qui ont une portée nationale contrairement aux médias privés présents dans la capitale et seulement dans quelques capitales régionales. Et l’on a entendu chez certains une sagesse hypocrite par laquelle ils soufflent le chaud et le froid, disant sans doute avec ironie que la porte de la Renaissance est ouverte pour embarquer tous les Nigériens, et surtout qu’il serait impératif pour que les Nigériens, taisant leurs divergences, se mettent ensemble pour construire le pays et pour réussir l’organisation de l’UA. Pour que tout cela soit, il aurait fallu plus que des discours, des actes qui rassurent. Mais comment le croire quand on continue au même moment à invectiver, à insulter même, à divertir ?

Il n’y a donc pas de quoi s’en offusquer puisque nous sommes dans un cadre balisé par la loi fondamentale. A la place de l’opposition sans doute que le PNDS que l’on connait aurait saisi le même moment pour interpeller, et surtout pour se faire entendre. Dans le contexte actuel, en plus des Nigériens, ils seront nombreux à travers le monde à être attentifs à ce que les débats autour de la motion révèleront de la réalité du pays pour dire que ces hôtels et ces échangeurs cachent mal la misère ambiante et le mal-être généralisé du Niger, perceptibles au sortir même de l’aéroport et de ses fantaisies. Mais la motion gêne parce que les débats relèvent tous les actes de mal gouvernance du système et ça ne plait pas dans le contexte et surtout dans ce pays où, pour avoir fait construire par des privés étrangers des hôtels, rénové l’aéroport International Diori Hamani et construit quelques routes, le régime a l’impression d’avoir radicalement changé le Niger, croyant en avoir fait un paradis terrestre tropical quand, pourtant, les Nigériens endurent encore les mêmes misères dans un environnement fait de paupérisation et de précarisation, d’insécurité et d’injustice pendant qu’une poignée de privilégiés construit sur le dos du contribuable spolié, d’immenses fortunes jamais égalées dans le pays, en tout cas en se servant de promotion politique. On comprend que l’opposition se saisisse d’une motion de censure qui lui donne l’occasion de se servir des médias publics qui leur sont refusés pour se faire entendre, lorsqu’en pareille circonstance, les textes font obligation de diffuser les débats de la plénière en direct. Leurs voix ont pu ainsi être portées sur les quatre coins du pays, disant tout le mal qu’ils pensent du régime et Dieu sait qu’il y a mille et une choses à reprocher à la Renaissance dans sa manière de gouverner le Niger et d’animer la démocratie. Les débats sur la motion de censure ont été houleux et c’était prévisible quand on sait que nous sommes en présence de deux camps qui se vouent des inimitiés irréductibles et qui ne peuvent pour cela se concéder la moindre concession.

Débats entre diatribes, invectives au travers d’une dialectique déséquilibrée

Les Nigériens ont écouté les députés nationaux. Les deux camps, comme on devrait s’y attendre se sont affrontés, et le combat a été de bonne facture, nonobstant quelques pics malheureux qui ont rabaissé son niveau par moment. Alors que l’opposition argumentait, défendait le bien fondé de son geste, invoquant les raisons qui ont commandé le dépôt de la motion, les députés de la majorité, dans le rabaissement de leur rôle par un asservissement à l’exécutif qui les manipule, n’ont pas été capables de la même élévation intellectuelle pour opposer contre des arguments une contre-argumentation raisonnée qui déconstruit tout ce que les députés minoritaires avançaient pour justifier l’urgence et la nécessité de démettre un gouvernement qui a fait trop de mal et qui n’a jamais écouté personne dans le pays, n’en faisant qu’à sa tête et pour ce qui l’arrange seul. C’est ainsi que ces députés, comme ils en ont l’habitude, se sont bornés à invectiver, à insulter presque, ne pouvant être capables de démontrer par A + B que ce que l’on reproche à leur gouvernement serait totalement faux. Mais dans le lot, il y en a qui l’ont essayé mais c’était à leurs risques et périls surtout lorsqu’il s’agit de faits avérés connus et vécus par les Nigériens. Il en est ainsi de la situation des centres de santé publics où, même à Niamey – et la preuve en a été donnée par le syndicat des médecins spécialistes qui dénonçait les conditions extrêmement difficiles et précaires dans lesquelles ils officient dans les hôpitaux où le minimum leur manque cruellement quand simplement, ce ne sont des appareils qui sont en panne depuis des mois. De même, en parlant de ces hôpitaux de référence, peuvent-ils savoir qu’ils ne sont pas accessibles au Nigérien lambda pour s’offrir leurs services ? Et les Nigériens qui tombent tout le temps malades en savent quelque chose. Pourquoi dire ce que tout le monde peut vérifier, ce que tout le monde sait déjà ?

Il en est ainsi d’ailleurs lorsque, pour démonter un des arguments de la motion selon lequel les conseils de Niamey et de Kollo avaient été dissouts sans que la raison que l’on invoquait ne soit convaincante pour justifier la mesure. Le problème a sans doute été mal posé quand même la question ne manque pas de pertinence. Personne ne peut croire que c’est pour des raisons de gestion car s’il en était ainsi, sans doute que le régime dont on sait les rancoeurs, aurait pu se servir de l’aubaine pour mettre au gnouf des élus qui dérangent. Cela est d’autant vrai que l’on sait que chaque fois que les preuves des malversations sont établies, le régime n’hésite pas à envoyer en prison mais là, on s’est juste contenté de révoquer des conseils, pour les faire remplacer, lorsque par des élections régulières, on ne peut avoir la responsabilité de ses entités, par des hommes de lige. On sait d’ailleurs que pour le régime, il est difficile de gouverner lorsqu’on n’a pas la capitale acquise à sa cause et puisque des élections régulières ne peuvent le rendre possible, on se sert de coups de force pour renvoyer des maires élus et leurs conseillers. Les populations de Niamey ne sont pas dupes et elles comprennent bien que les hommes qu’ils avaient élus étaient capables d’investir pour transformer la capitale. Oumarou Dogari en avait l’ambition, mais on ne voulait pas, pour des raisons politiques, qu’il le fasse au risque d’agrandir l’aura du Moden Fa Lumana dans la capitale, un de ses fiefs imprenables, et pour ce, on avait appris, lors d’un débat à l’assemblée, qu’on lui refusait d’avoir accès à des fonds propres – quelques vingt milliards – de la Ville qui devraient lui permettre de faire des réalisations dans la ville, notamment à reconstruire le petit marché de Niamey pour lequel il avait déjà une maquette. Ces débats ont permis aux Nigériens de comprendre beaucoup de choses et notamment qu’il y a désormais deux tendances irréconciliables à l’assemblée nationale et sur l’échiquier politique. Mieux, c’est même au sein de la mouvance que l’on peut désormais lire des courants divergents qui la traversent. En effet, il y a les faucons et les modérés au sein du camp qui soutient le régime. Alors qu’une partie, aveuglée par ses soumissions qui ne lui donnent aucune liberté d’opinion et de jugement, se réduisant à se faire les louangeurs de service du système, incapables de discernement, pour ne rester là qu’à crier et à applaudir béatement, heureux de jouer ainsi leur rôle qui ne les anoblit pas. Mais ils aimaient ça, le rôle de valets qui les éloigne de la grandeur de la fonction magnanime de représentant du peuple qu’ils galvaudaient par la médiocrité de leurs prestations. De l’autre côté il y a des modérés qui, face aux graves dangers auxquels le pays fait face, se veulent lucides d’une part à entendre des reproches, d’autre part à les comprendre même mais surtout à alerter que le pays va mal et qu’il risque des déchirements qui peuvent compromettre l’avenir même de la nation. Ceux-ci ont compris que l’heure n’est plus aux plaisanteries enfantines, puériles, qui nous exposent à la raillerie du monde et qu’il nous faille pour cela prendre au sérieux les problèmes de notre commune destinée. Ils sont d’ailleurs nombreux, tant au PNDS que parmi les alliés dont un avait, en intervenant, souligné, face à la gravité de la situation et des critiques peu objectives de ses alliés pleins de vanités, qu’il est « obligé d’être intellectuellement honnête » pour rétablir des vérités, notant au passage que la situation du pays, appelle à plus de modération et d’apaisement, pour éviter de le plonger dans l’abîme pour lequel, certains signes donnent à s’effrayer des développements inconsidérés d’une crise qui va de mal en pis. C’est d’ailleurs le résultat du vote qui a montré qu’un malaise réel traverse le pouvoir et qu’il doit faire attention quand on sait qu’il ne reste encore que quelques deux maigres mois pour aller aux prochaines consultations et que d’ici là, énormément de choses pourraient se passer pour pulvériser un système qui s’embourbe. Le Soudan et l’Algérie sont des exemples récents de la fragilité de nos puissances dont nous nous vantons. Le pouvoir de la Renaissance, assurément est malade… Et certaines situations peu maitrisées en son sein, comme ailleurs, risquent de le précipiter dans le chaos.

La langue vénéneuse des ingrats..

Dans les interventions des hommes, de certains notamment qui n’ont rien compris à la manipulation dont ils sont l’objet, l’on ne peut voir que l’expression de rancunes injustifiées, mêlées de mensonges arides et de contradictions bouffonnes, offertes en fleurs fanées pour faire plaisir au nouvel employeur politique. Sinon comment comprendre que l’on puisse reconnaitre et saluer en Hama Amadou un travailleur hors pair et vouloir au même moment démolir et ternir par malveillance une telle image notoirement reconnue par les Nigériens, en racontant à son propos, des faits auxquels, malgré la campagne des médisants, personne ne peut croire et surtout pas celui-là qui se targue pourtant de dire qu’il était l’un des plus proches de l’homme. En une autre époque avant d’être démarché, une position dont il n’enorgueillissait pourtant naguère… Enfin, le rôle de griot, quand on n’y est pas préparé par le lignage, ne peut que pousser celui qui s’y emploie à la turpitude.

L’histoire bégaie

Le Premier ministre dans sa réponse n’a pas convaincu. Certainement parce qu’il ne pouvait pas répondre à des accusations vraies et graves en même temps, venant souvent de Dogari, de Karimou Boureima, de Nassirou Halidou entre autres. On l’a d’ailleurs vu, jeté d’un revers de main, les accusations contre un de ses ministres, arguant qu’il s’agit de sources peu crédibles, et justifier ainsi facilement, qu’il n’était pas opportun de répondre à de telles « malveillances ». C’est bien trop facile. Et de tels problèmes dans une République, ne se règlent pas ainsi et particulièrement lorsqu’il s’agit d’accusations aussi graves : il n’y a que la justice pour se laver. Mais chez nous, ceux qui gouvernent n’ont jamais le courage de la justice pour aller, pour leur grandeur, devant le juge, pour se défendre, et laver leur honneur. Demain, ça risque de rattraper. Alors, laisse mouton courir…

L’actualité politique du pays, oblige à croire que nous sommes dans le schéma de l’éternel recommencement. On se rappelle que vers la fin du second mandat de Tandja Mamadou, à quelques deux ans de distance de la fin de fin de son règne, comme aujourd’hui, une motion de censure avait été posée pour faire partir le gouvernement de Hama Amadou qui pouvait alors se plaindre d’une « majorité sans âme » qui doit avoir compris avec le recul, que c’était à juste titre, non sous l’effet d’une colère, qu’il faisait un tel jugement car aujourd’hui, au finish, qui a perdu serait-on tenté de se demander ? Est-ce Hama ou tout le MNSD ? Sans doute qu’il s’agit de tout le Mnsd quand on voit aujourd’hui, le rôle auquel il est réduit, pour n’être que l’appendice d’un autre, ne pouvant plus avoir la maitrise des jeux politiques dans lesquels, déchéance oblige, il ne peut que se prostituer. L’histoire semble se répéter même si pour le cas d’aujourd’hui, le gouvernement ne tombe pas mais pour autant, sans doute que le régime ne doit pas être trop fier de son résultat à l’issue du vote. La motion n’a pas passé, mais il s’agit bien d’une victoire de l’opposition qui a montré qu’il y a des failles dans la mouvance et qu’il a réussi à la pénétrer. La majorité s’effrite et cette érosion, dans les prochaines semaines, voire dans les prochains mois, ne peut que se dégrader inévitablement. On a d’ailleurs vu certains députés de la majorité attirer l’attention de leurs collègues sur les fragilités du pays, d’un environnement sous-régional qui inquiète, et peut-être même du pouvoir en raison de certains signes qu’il observe, pour appeler à plus de retenue, voulant même qu’on appelle l’opposition à retirer sa motion alors même qu’elle était en débat. Le Niger va mal.

Le pouvoir doit-il faire semblant de ne rien entendre ?

Il y a trop de problèmes et leur acuité commande de la part de ceux qui gouvernent, sagesse et tact. Il est dommage que des députés de la majorité qui ne peuvent mesurer la portée de leurs propos, haineux et belliqueux, continuent, sans que cela ne puisse aider Issoufou dans sa gouvernance et Bazoum dans son projet présidentiel, à ne lire dans « la catégorie » que de l’ethnicisme qui semble les habiter, puisqu’ils ne peuvent pas se détacher de cette signification très réductrice et dangereuse. Une telle réduction estelle responsable ? Dans ce pays fait de blessures énormes, et de feux mal éteints, de telles démesures peuventelles être tolérées ? Des partenaires ont des raisons de s’inquiéter pour ce pays aux mains d’insouciants.

Tirer des leçons

Même lorsque, après le vote, la majorité jubile, après la crainte d’aller au chômage, heureux pour les ministres de conserver leurs postes, on peut voir que tous avaient perçu le malaise qui les traverse, les incertitudes vers lesquelles, ils marchent inexorablement. Sans doute aussi que Brigi lui-même a compris qu’il a eu tort de rester si longtemps et qu’à ce propos, il va sans dire que Bazoum Mohamed pouvait lui devoir des conseils avisés, lui qui, en 2007, pour faire partir le gouvernement de Hama Amadou, n’avait pour tout argument que le record de sa longévité lorsqu’il ne peut rien reprocher à sa gouvernance, relevant un pays qui revenait de loin.

Il y a des faits visibles qui doivent inquiéter et le gouvernement ne doit plus faire comme s’il ne voit rien. Dans un environnement sous régional fait de terrorisme, de violences tribales, il y a à s’inquiéter surtout lorsque, l’on n’a plus de retenue à parler sans gangs, révélant la situation dans sa triste réalité. Des gens sont dos au mur, et quand on peut lire dans leur diction une détermination aussi forte, ce pays doit faire attention à lui-même. L’opposition est décidé à ne plus reculer pour faire face aux loups.

La motion de censure et ses frayeurs ont donc passé, laissant un Niger inquiet qui doute de son avenir. Issoufou Mahamadou est plus que jamais interpellé face à l’histoire qui s’écrit lentement…
Waz-Za.

 1er juiillet 2019
Source : L'Actualité

Imprimer E-mail

Politique