Le point de presse de la HALCIA : Par Issoufou Boubacar Kado Magagi

Le point de presse de la HALCIA : Par Boubacar Kado Magagi Nous avons suivi avec un grand intérêt le point de presse animé par le Président de la Haute Autorité Chargée de la Lutte contre la Corruption et Infractions Assimilées, la HALCIA, le Magistrat Gousmane ABDOURAHAMANE .

Deux points ont retenu notre humble attention, la fraude du carburant à l'exportation et la privatisation des services publics assurés auparavant par les services du ministère en charge des transports.
1. La fraude du carburant destiné à l'exportation :

La fraude du carburant destiné à l'exportation consiste à reverser un nombre important de carburant destiné à l'exportation sur le marché national en vue de se faire des bénéfices exhorbitants au détriment de l'intérêt général, du trésor public.

Cette pratique est bien connue de tous ceux qui s'intéressent au sujet, la HALCIA sous la présidence de Issoufou Boureima avait déjà eu à épingler et à démanteler ce réseau des fraudeurs. À l'occasion de la pose de la première pierre de la tour du pétrole, le Président de la République, son excellence Issoufou Mahamadou, avait parlé du manque à gagner à cause de ce fléau.

Il était question que ces fraudeurs remboursent ce qu'ils doivent à l'État du Niger.

À notre humble avis, il serait plus souhaitable de faire le point de ce qui a été recouvré à l'époque et établir la situation des restes à recouvrer. À l'époque aussi c'étaient des milliards de francs CFA que l'État perdait par la faute des trafiquants des hydrocarbures.

2. De la privatisation des services publics assurés par les services publics du ministère en charge des transports :

La privatisation des services publics assurés par les services du ministère en charge des transports, compte tenu des défaillances des entreprises privées à assurer lesdits services avec beaucoup plus du sérieux , il serait hautement souhaitable que l'État du Niger reprenne ses attributions régaliennes. En effet, la gestion du parc automobile du pays, le contrôle technique des automobiles du Niger, et la gestion de la délivrance des permis de conduire, sont hautement stratégiques et sérieuses pour les confier à des sociétés privées très défaillantes qui ne disposent d'aucune structure appropriée et de matériel de travail adéquat, à l'intérieur du pays.

La problématique qui se pose ici, est le renforcement de la capacité des services publics du ministère en charge des transports.

Ces services disposent déjà des représentations régionales à travers toute l'étendue du territoire national.

Il suffirait de renforcer leur capacité de servir et de contrôle afin de permettre à l'État d'améliorer les recettes publiques provenant de ce secteur .

La situation actuelle telle que découverte par les services de la HALCIA , présente un danger pour la population.

Dans le contexte actuel d'insécurité, il n'est pas normal de ceder la gestion de notre parc automobile à des privés véreux.

Selon les enquêteurs de la HALCIA, une carte grise est servie pour l'immatriculation de plusieurs véhicules, ce qui présente un danger pour la sécurité publique.

Les conventions signées sont en contradiction avec la réglementation, sans compter qu'un réseau de fausseurs s'était installé en parallèle avec les dits privés.

Par conséquent, l'État du Niger se devrait de reprendre sa mission régalienne afin de mettre fin à cette anarchie dans le secteur des transports.

La HALCIA mérite des encouragements et un renforcement des capacités des ses vaillants agents.

La HALCIA doit être dotée d'un service de recouvrement au profit du trésor public.

À bon entendeur salut !

Issoufou Boubacar Kado MAGAGI.

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