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Le samedi 14 septembre dernier, à l’appel de l'association «Urgences Panafricanistes », des centaines de personnes, se sont données rendez-vous, à la Place de la Concertation pour dire non à la "France-Afrique", non au franc CFA, mais aussi pour ‘‘dénoncer la présence des bases étrangères au Niger’’. Parmi les manifestants, on note la présence des artistes, des hommes politiques, des syndicalistes et des scolaires.

Dans son intervention lors du meeting, le président de l’association ‘’Urgences Panafricanistes Niger’’, le Député Abdourahamane Oumarou, a d’abord honoré les mémoires de l’homme politique nigérien Djibo Bakary, héros de la décolonisation africaine et de l’étudiant Mallah Bagalé, premier coordonnateur d’Urgences Panafricanistes- Niger. « La vie de ces deux compatriotes, aux destins certes séparés par plusieurs décennies mais pourtant croisés, résume à elle seule le combat que l’association Urgences Panafricanistes a décidé de mener en ce jour, 14 septembre 2019 à travers toute l’Afrique et au niveau de la diaspora. De Bamako à Dakar en passant par Lomé, Abidjan, N’Djamena, Cotonou, Niamey, la jeunesse panafricaniste est aujourd’hui debout, dressée comme un seul homme pour dire « Stop à la FrançAfrique » et « en avant » pour l’émancipation des peuples africains du joug du néo colonialisme. Nous disons d’une même voix, Stop à La FrançAfrique», a clamé M. Abdourahamane Oumarou.

Il a dénoncé « cette politique hideuse mise en place au lendemain de l’accession des Etats d’Afrique francophone à des simulacres d’indépendances et dont le but est de maintenir nos Etats dans le giron de la France à travers une politique africaine occulte, totalement anti-démocratique, (…) des liens financiers occultes entre certains Etats africains et des partis politiques français, sur base de corruption de responsables politiques français, et d’acquisition mafieuse par des responsables africains de “biens mal acquis” (…). Des relations économiques, financières, bancaires permettant aux entreprises et multinationales françaises et à l’Etat français d’exploiter et de piller les richesses agricoles et minières de nos pays. Une ingérence, notamment militaire, dans les affaires intérieures de nos pays. Cette ingérence est rendue possible par l’armée française qui n’a en réalité, jamais quitté l’Afrique ».

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