26ème FESPACO : Le Niger en sélection officielle avec trois documentaires en compétition et deux autres films en panorama

26ème FESPACO : Le Niger en sélection officielle avec trois documentaires en compétition et deux autres films en panoramaLa 26ème édition du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) qui se tiendra du 23 février au 2 mars 2019 sous le thème  « Mémoire et Avenir des cinémas africains » coïncide avec le cinquantenaire du plus grand rendez-vous cinématographique de l'Afrique et de la diaspora.  Le Niger participe à cette biennale  avec  cinq films.

Trois films documentaires des réalisateurs nigériens figurent dans la sélection officielle,    en compétition à la 26ème édition du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou(FESPACO). Deux autres films sont annoncés en projection panorama. Pour les films documentaires sélectionnés  il y a un long métrage, « Solaire Made in Africa» du réalisateur Saguirou MALAM ; un court métrage « Bibata est partie» de la réalisatrice Nana Hadiza AKAWALA et dans la catégorie film d'école « L’Algaita au cœur du Manga », dont le réalisateur est Ari ADAM de l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication (IFTIC).

Un autre film, « AU CŒUR DU BROUILLARD »  du  nigérien  Mohamed BOUREIMA ADAMOU étudiant  à l’Institut Supérieur de l’image et du Son/ Studio Ecole / ISIS/SE du Burkina Faso  a été sélectionné  également dans cette  catégorie. 

Parmi ces documentaires, "Solaire made in africa" de Saguirou MALAM, sorti en 2017  porte sur l’œuvre de feu Pr Abdou Moumouni ; un hommage à cet illustre chercheur nigérien dont l'Université de Niamey porte le nom. Le film est en compétition pour la catégorie long métrage documentaire qui, avec sa revalorisation, est désormais dotée des Etalons et des poulains. Quant au court métrage « Bibata est partie»,  de Nana Hadiza AKAWALA, sorti en 2018, il évoque « l’univers des femmes de ménage ».   

Les deux films  retenus  en panorama sont « Etincelles » de Riba Bawa KADADE et « Ma belle mère ma co-épouse » du réalisateur Djingarey MOUSSA HAMADOU, dont le vernissage officiel est annoncé pour le 2 février 2019 au Palais des congrès de  Niamey.

Pas de film fiction nigérien en course pour l’étalon d’or de Yennenga

Pour la catégorie film long métrage, où le Niger a remporté en 1972 le premier étalon d'or de Yennenga, le plus prestigieux prix de ce festival,  grâce à Oumarou Ganda  avec  son film le « Wazzou polygame »,  le pays est non partant à l'édition 2019. Aucun film nigérien n'a été sélectionné, parmi une vingtaine de films d'Afrique en course pour la plus prestigieuse récompense du FESPACO. Ce qui en dit long sur l’évolution  de la production cinématographique nigérienne, confrontée à des difficultés. 

Mais cette 26ème édition du FESPACO a peut-être quelque chose de motivant pour les «acteurs » du domaine du 7ème au Niger, avec l’hommage qui est annoncé aux classiques du cinéma africains dont feu Oumarou Ganda fait incontestablement partie.   Son film le « Wazzou polygame » a eu le mérite de décrocher en 1972 le premier étalon d’or de Yennenga de l’histoire du FESPACO.

Des innovations pour le festival

Une sélection spéciale est au programme de la 26ème édition du FESPACO dans le cadre de la célébration de son cinquantenaire. Il est ainsi prévu des classiques des cinémas d’Afrique et de la diaspora, les films emblématiques des 50 dernières années ; une rétrospective des films étalons d’or de Yennenga ; les films restaurés du patrimoine des cinémas d’Afrique et de la diaspora. En ce qui concerne la compétition des films, il y a une revalorisation pour la catégorie  des films documentaire dotée des Etalons et des poulains et d’une salle identifiée pour les galas de projection ; la création d’une nouvelle section pour les films d’animation ; les débats forums des films en compétition, etc.

Au niveau du Marché international du cinéma africain (MICA), qui depuis 1983 se tient en même temps que le FESPACO, il y a des espaces de rencontre/discussions thématiques ; le forum du film d’animation ; la réalisation d’une plate-forme de visionnage en ligne. Et, il y a toujours la tradition du pays invité. Apres l’Egypte en 2015 et la Côte d’Ivoire en 2017, le FESPACO met en lumière lors de cette 26ème   édition,   le  Rwanda qui est le pays  invité d’honneur. 

Le festival qui allait devenir le FESPACO a vu le jour en 1969, mais c’est en  1972 que l’événement a pris un tournant. C’est l’année où il fut institutionnalisé par l’Etat burkinabé, qui lui apporte un soutien conséquent. Le festival est placé ainsi sous la tutelle du ministère de la Culture. C’est lors de cette troisième édition, celle de 1972, que le festival prend le titre de Festival panafricain de cinéma de Ouagadougou (FESPACO) et un "grand prix du festival" portant le nom d’Étalon de Yennenga (en référence à la princesse Yennenga, mythe fondateur de l’empire Mossi) est créé. Dès lors les films ne sont plus seulement présentés, ils sont désormais en compétition. Les éditions suivantes ont lieu en 1973, 1976, et le Fespaco est devenu bisannuel à partir de 1979. En 1983, le MICA (Marché International du Cinéma africain) est créé. Il a pour but de favoriser la vente et la distribution des films africains en mettant notamment en relation les professionnels du cinéma avec les chaînes de télévision.  

 Souley  Moutari (onep)

Les lauréarts de l’Étalons de Yennenga de 1972 à 2017

1972 – Le Wazzou polygame d’Oumarou Ganda (Niger), 1970, 38 min

1973 – Les Mille et une mains de Souheil Ben Barka (Maroc), 1971, 75 min

1976 – Muna Moto de Jean-Pierre Dikongué Pipa (Cameroun), 1975, 89 min

1979 – Baara de Souleymane Cisse (Mali), 1978, 93 min

1981 – Djeli de Fadika Kramo-Lanciné (Côte d’Ivoire), 1981, 92 min

1983 – Finyé de Souleymane Cissé (Mali), 1982, 105 min

1985 – Histoire d’une rencontre de Brahim Tsaki (Algérie), 1983, 80 min

1987 – Sarraounia de Med Hondo (Mauritanie), 1986, 120 min

1989 – Heritage… Africa de Kwah Ansah (Ghana), 1989, 110 min

1991 – Tilaï d’Idrissa Ouédraogo (Burkina Faso), 1990, 81 min

1993 – Au nom du Christ de Roger Gnoan M’Bala (Côte d’Ivoire), 1993, 82 min

1995 – Guimba de Cheick Oumar Sissoko (Mali), 1995, 93 min

1997 – Buud Yam de Gaston Kaboré (Burkina Faso), 1997, 99 min

1999 – Pièces d’identités de Mwezé Ngangura (Congo RDC), 1998, 97 min

2001 – Ali Zaoua de Nabil Ayouch (Maroc), 2000, 90 min

2003 – Heremakono d’Abderrahmane Sissako (Mauritanie), 2002, 95 min

2005 – Drum de Zola Maseko (Afrique du Sud), 2004, 104 min

2007 – Ezra de Newton Aduaka (Nigéria), 2007, 102 min

2009 – Teza de Hailé Gérima (Éthiopie), 2005, 134 min

2011 – Pégase de Mohamed Mouftakir (Maroc), 2009, 104 min

2013 – Tey (Aujourd’hui) d’Alain Gomis (Sénégal), 2012, 88 min

2015 – Fièvres d’Hicham Ayouch (Maroc), 2014, 90 min

2017  – Félicité d’Alain Gomis (Sénégal) 2017, 129 mn

29 janvier 2019
Source : http://lesahel.org/

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